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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 23:00

Un beau parleur et un muet : peuvent-ils finir par s'entendre ?!!!

    

 

 

 

LE LAPIN ET LE PERROQUET

 

 

Un lapin vivait en compagnie complice

d'une petite Amaryllis.

Tous les jours des agapes

que n'aurait, cependant, désavoué Esculape !

Or, il advint qu'Amaryllis, de nature accueillante,

voulut se faire la main, qu'elle avait caressante,

avec un perroquet harmonieusement coloré,

de fait tout le jour attaché par un fil

à un perchoir fragile.

Cet état de prisonnier, bien qu'il fût doré,

déplaisait fort à l'oiseau bavard et primesautier.

Quant au lapin, il se faisait silencieux.

Son vocable parcimonieux

n'engageait guère l'oiseau à réseauter

ou à créer un chœur où tous deux auraient, avec délices,

loué les merveilles d'Amaryllis.

En cordée, ils auraient pu franchir

les obstacles montueux, et c'est peu dire,

qui entravaient leur rapprochement.

Le lapin demeura muet, le perroquet parlant

sans cesse, avec une exaltation

qui confinait à la déraison.

Amaryllis en fut affectée.

 

Que dire, que faire,

devant deux natures si contraires ?

Amaryllis, peut-être le découvrira

et, une prochaine fois, le racontera !

 

 

Denise Doderisse

 

               Ce poème est paru dans la revue "Aéde "  n° 26 ( éditée par l'Union des Poètes Francophones ).   

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 19:15

Monsieur de La Fontaine m'a inspiré cette autre version de la fable "Le Corbeau et le Renard".    

 

 

LE CORBEAU BEAU BEAU ET LE RENARD DARE DARE

 

 

Maître Corbeau bof bof  sur un arbre perché là-haut là-haut tenait en son bec mé qué mé qué un fromage ravage !

Maître Renard par l’odeur snif snif alléché mmmm lui tint à peu près ce langage dommage !

"Eh ! bonjour Monsieur du Corbeau beau beau …Sans mentir tirelire sans sou, si votre ramage croâ croâ se rapporte à votre plumage plum plum vous êtes le phénix xxx des hôtes de ces bois boâ boâ ! "

A ces mots le corbeau beauf beauf ne se sent plus de joie jôa jôa et pour montrer sa belle voix voâ voâ il ouvre un large bec âââââh et laisse tomber boum sa proie plaf. 

Le renard dare dare s’en saisit vite vite et dit dixit : "  Mon bon bon Monsieur, apprenez et toc que tout flatteur horreur malheur vit aux dépens et pan de celui qui l’ écoute  sans oreillette .Cette leçon scions scions du bois à la mère Nicolas  vaut bien un fromage  bien fait sans doute. "

Le corbeau bof bof honteux et confus jura  grrr grrr de diou de diou mais un peu tard la cloche a sonné ! qu’on ne l’y prendrait plus ah mais !  ah mais ! ah que ! ah que !

 

Denise Doderisse.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 14:00
 
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" Le corbeau et le renard " raconté, revu et corrigé  ( pardon ! Monsieur de La Fontaine), dans une langue française ( orale ) qui a beaucoup évolué !!!

 

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L'CORBAC ET L'R'NARD.

 

 

 

Quéqu'fout là l' corbac  dans c’t arbre – Quéqu'la dans l’bec – ça s’rait-y pas un calendos ! …C’est qu’l coulant y sent pas qu’un peu !

V’la l'r'nard qui jaspine au corbac :  que j’te cause d' ton croa et que j’te cause d' tes plumes ! Y ment pas qu’i dit l'r'nard ! Sans blague ! Et que j’t'en rajoute : c’est l’plus beau …c'est l'quoi, l’phénix des bois ! Y va pas l’croire !

Mais si c’t’andouille : c'est qu'i va répondre – ça craint, l’a rien pigé ! plaf ! l’ calandos  y tombe !

L' r’nard y pique vite fait l'coulant baraqué ! Ben pir' : y l’i fait la l’çon...  C's'pas faux c’qui dit : que si on t’flatte c’est qu'on va t' piquer quèque chose !

Pov’ corbac – l’est tout con ! S’en r’met pas !  j’crains qu’y s'fasse pas avoir une aut'fois !

 

 

 

 

Denise Doderisse - D’après Jean de La Fontaine qui doit en frémir dans sa tombe !!!

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:00

 

 

 

 

 

 

LE LAPIN ET LE CHAT

 

 

Un lapin vivait en douce compagnie

d'une petite Emilie-Jolie.

La vie coulait paisible avec force caresses

et des pâtées remplies d'ivresse.

Or il advint qu'Emilie-Jolie eût le souci

de se doter d'un chat de compagnie.

Ce chat - nature indépendante -

demandait peu d'attentions.

Mais, comme à tout bon chat, il était agréable

qu'on fût à sa disposition

et qu'on joignît l'utile à la tendresse.

Le lapin silencieux ne l'entendait pourtant point

de cette oreille qu'il avait grande.

Que venait faire cet intrus, aussi noir que diablotin,

qui détruisait l'harmonie existante ?

Lui, lapin blanc, ne demandait rien

car il était lapin de bien.

Il restait dans un coin

attendant tristement que le nouveau venu

fît quelque effort de bienvenue,

voire d'intégration

si ce n'était de mutation !

Le chat, de noir vêtu,

se souciait peu de prêter amitié

A ce sire velu

dont blancheur extrême et langage sibyllin,

fort différents de ceux mêmes d'un humain,

lui semblaient constante incitation

à coups de pattes et griffes assorties

envers cet animal si peu semblable à lui,

peureux et introverti.

Emilie-Jolie tenta, telle médiatrice,

de faire régner la justice

entre ses deux amis.

Mal lui en prit !

Le lapin, outré de tant d'indignité et de mauvaise foi,

sans les moyens d'arguer de son bon droit,

décida de leur fausser vertement compagnie.

 

Aucune intégration, aucune harmonie,

si le souci n'en vient des deux parties.

 

Denise Doderisse

 

 

 


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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:00

Le " Bon conseil aux amants " de Victor Hugo m' a inspiré cette fable où il est finalement plus question de la crainte exacerbée des parents vis-à-vis du comportement des adultes envers leurs enfants que de l'amour entre amants.

Et si René Descartes affirmait :" Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu "  ( Extrait du Discours de la méthode ) il s'avère, que dans notre société actuelle, ce " bon sens " ait bien périclité !!!

 

 

 

BON CONSEIL AUX AMANTS "…D'AUJOURD'HUI !

 

 

Un gai lutin pêcheur, né en Poméranie,

était amoureux d'une sirène épanouie.

L'envie d'apercevoir cette tendre beauté,

dans l'eau bleutée dont elle aimait tant se parer,

ne fit que croître, enfler et se développer.

Un jour d'été, le lutin met sa veste dorée,

se présente à l'huis clos de sa reine – sirène.

L'attente étant fort longue, il sortit à grand'peine

ses instruments de pêche et lança ses filets

d'un ample geste - pas celui d'un freluquet !

Or la sirène avait une seule fillette

qui plongeait sous les eaux, faisait des galipettes.

Sa mère étant sortie, elle glanait des galets,

                            - colliers du fond du lac…Mais soudain le filet

l'habilla ! Vivement le lutin le hissa,

le releva avec réelle maestria,

le cœur plein d'espoir de voir - c'était une aubaine -

la reine de ses nuits, sa sirène hautaine.

Il n'en vit que le délicieux fruit frétillant

Mais... point abouti… et qui navrait ses tympans.

Quand la sirène se manifesta : Horreur !

Plus d'enfant ! Elle avisa le petit pêcheur,

son filet sous le bras : " Votre sacrée gamine…"

mais il n'eut pas le temps de terminer  sa ligne

car la mère annonça sans circonlocutions :

" Sirènophile abject ! Dévoreur d'embryons ! "

l'assomma de grands coups de queue fort élégants

puis ouvrit le filet et reprit son enfant.

 

Il n'est pas très malin en ces temps non bénis

De s'occuper par trop du rejeton d'autrui.

 

 

 

Denise Doderisse

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  • Un blog qui présente certaines de mes créations ...selon l'humeur du jour et qui se réjouit d'entrer en relation ( et échange ) avec les blogs  portant le même intérêt à toutes formes d'art...
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