Ondoyantes sirènes d'écume
blanches
sur le bleu si profond
de la mer
Joueuses sirènes
vêtues de mousseline
se poursuivant
infiniment
sur la pointe des flots
Denise Doderisse
Ondoyantes sirènes d'écume
blanches
sur le bleu si profond
de la mer
Joueuses sirènes
vêtues de mousseline
se poursuivant
infiniment
sur la pointe des flots
Denise Doderisse
Sur un air de basset
je ferai mes paquets
Sur un air de hautbois
je déménagerai
à la cloche de bois
Sur un air de luth
je jouerai des flûtes
Sur un air de viole
je jouerai des guibolles
Sur un air d'épinette
je jouerai des gambettes
Sur un air d'olifant
je prendrai la clé des champs
Sur un air de biniou
je prendrai
mes jambes à mon cou
Et sur un air de trompette
je prendrai la poudre d'escampette
Denise Doderisse
Ma valise est devenue lourde
si lourde à porter
Lourde de souvenirs
Des éclatants des exubérants
Des joyeux pleins de rires
Des tristes pleins de larmes
Je la portais si allègrement
Elle me semblait tellement légère
qu’elle en semblait inexistante
Pourquoi est-elle devenue si pesante ?
Je ne la portais pas seule
Et maintenant personne
avec qui la porter
Personne avec qui
ouvrir la valise
et faire revivre un à un
les souvenirs
Ma valise de souvenirs
est devenue lourde
Trop lourde à porter
Denise Doderisse
Les éoliennes tournent
dans le vent
Sur fond de nuages blancs.
Les palmiers s'ébrouent
dans le vent
sur fond de nuages blancs.
Les vagues lâchent
leur jet étincelant
sur fond de nuages blancs.
Opales lapis-lazuli
émeraudes aigues-marines
turquoises
se mêlent s'entrecroisent.
Et le ciel à ces joyaux offre
un écrin d'azur éclatant.
Denise Doderisse
Noirs, blancs ou jaunes, rejetés,
des bébés sans nom voient le jour.
Ils ouvrent leurs yeux étonnés
mais sont interdits de séjour.
Enfants violés, martyrisés,
Enfants exploités à plaisir,
Enfants guerriers et affamés,
Voilà ce que l'homme désire !
Enfants au futur impossible,
Enfants à la vie amputée,
comme des insectes nuisibles
que l'on écrase sous le pied.
Sortilèges, conjurations,
paroles magiques et vaillantes,
inaptes à chasser les démons
d'une humanité défaillante.
Lutter dur pour que la pensée
échappe au cerveau reptilien,
à la barbarie programmée,
Voire à la théorie du chien !
Denise Doderisse
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Sur un air de basset
je ferai mes paquets
Sur un air de hautbois
je déménagerai
à la cloche de bois
Sur un air de luth
je jouerai des flûtes
Sur un air de viole
je jouerai des guibolles
Sur un air d'épinette
je jouerai des gambettes
Sur un air d'olifant
je prendrai la clé des champs
Sur un air de biniou
je prendrai
mes jambes à mon cou
Et sur un air de trompette
je prendrai la poudre d'escampette
Denise Doderisse
L'encre pleure pour moi
déploie sur le buvard bleuté
des cernes annelés
halos de pleurs violacés
Flamme suppliciée
que foule avec férocité
ma forte solitude
surgie de ta désertion
Les cernes s'étrécissent
en spires serrées fascinantes
Oublier ton absence
Me fondre en ce maléfice
Denise Doderisse
Les larmes des réverbères
roulent
sur les joues
de la nuit
Denise Doderisse
Etoile enterrée
dans l'abysse noir
de l'ample ciel de nuit
Ce gisement d'encre
emprisonne l'étoile
qui peu à peu s'étiole
Denise Doderisse
Être le vent
et galoper à corps perdu
dans la prairie…
Être le vent
et taquiner à jour perdu
fleurs ou brins d'herbe…
Être le vent
et chevaucher l'immensité …
Respirer la liberté
Denise Doderisse